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Diagnostic et accompagnement à la mobilité (AAP FT)

Périmètre d’éligibilité : Haute-Vienne
Actualisé il y a 4 mois

Vous rencontrez des difficultés pour vous déplacer ou ne disposez pas d'un moyen de transport adapté à votre projet ? L'accompagnement proposé peut veut donner les clés de votre autonomie ! Avec un objectif: faire de la mobilité un tremplin pour votre insertion professionnelle.

Informations clés

Le public concerné

  • Demandeurs d’emploi

Les critères d’admission

  • Etre accompagné par France Travail
  • Maitriser l'écriture, la lecture

Lieu d’accueil

Présentiel
3 place Gustave Philippon - 87000 Limoges
Voir sur la carte
À distance également

Fréquence et horaires

du Lundi au vendredi de 9h00 à 17h30

Périmètre géographique

Haute-Vienne

Durée de la prestation

4 heure(s) sur 12 semaine(s), soit 48 heure(s) au total

Frais à charge

Gratuit

Description du service

Ce dispositif s'adresse uniquement aux demandeurs d'emploi accompagnés par France Travail.

Le conseiller en mobilité insertion propose un accompagnement personnalisé et oriente le demandeur d’emploi vers les services mobilité adaptées et/ou le développement de compétences pour l’accès à une mobilité autonome et durable.

A. Accueil et analyse de la demande

Le conseiller en mobilité insertion construit un bilan de compétences mobilité en s’appuyant sur la demande et les besoins exprimés, sur les compétences existantes. Il définit un parcours à court, moyen et long terme et met en place les conditions d’engagement du demandeur d’emploi dans sa démarche d’insertion par la mobilité.

Il rend compte au prescripteur de la proposition de parcours.

Pour se faire, il utilisera un questionnaire nommé "bilan approfondi de mobilité" réalisé en entretien individuel. Ce questionnaire se décomposera en deux parties spécifiques. Une première partie abordera les questions d'ordre socio-professionnel ce qui permettra de pointer différents freins éventuels : administratifs, sociaux (problématique logement, garde d'enfants, disponibilité temporelle, santé, handicap), cognitifs et matériels… Une deuxième partie portera sur toutes les questions en lien avec la mobilité : mobilité actuelle et quotidienne, mobilité psychologique, le financement de la mobilité et les permis, notamment le permis B. Cette deuxième partie permettra de faire un état des lieux de la mobilité du demandeur d'emploi, d'identifier ses besoins en fonction du projet professionnel envisagé et mettra en avant les freins d'ordre psychologique et financier.

1. Le bilan socio-professionnel

Le bilan socio-professionnel abordera les six thématiques suivantes :

• Identité et situation administrative du demandeur d'emploi

En interrogeant le demandeur d'emploi sur son identité et sa situation administrative, le conseiller en mobilité pourra éventuellement détecter s'il est titulaire d’une pièce d’identité valide, s’il est à jour vis-à-vis des obligations de service national et s’il peut justifier de sa domiciliation.

Ces questions peuvent sembler anodines mais permettent de détecter un frein administratif ainsi qu’une problématique liée au logement.

• Situation familiale

Les questions concernant la situation familiale permettront de relever, en fonction de chaque situation, certains freins au niveau administratif et financier (ex. divorce en cours, changement de nom des jeunes mahorais, inscription des enfants à la cantine) mais également d’aborder la question de la garde d’enfants et de la disponibilité temporelle.

• Scolarité et formation

Le niveau de scolarité, les formations suivies et/ou les diplômes obtenus permettront au conseiller en mobilité de mesurer les facilités ou les difficultés dans les apprentissages et ainsi de pointer un éventuel frein cognitif.

Pour les demandeurs d'emploi d’origine étrangère le niveau linguistique en français atteint à l’écrit ainsi qu’à l’oral permettra également de pointer un éventuel faible niveau de compréhension qui sera un frein à l’apprentissage.

• Emploi et accompagnement : situation actuelle et projet(s)

Dans ce thème, le conseiller en mobilité cherchera à déterminer si le demandeur d'emploi est actuellement disponible pour travailler sa mobilité (ex. le demandeur d'emploi est en emploi mais à temps partiel donc il lui reste du temps pour travailler sa mobilité cependant son emploi du temps est variable ce qui rend sa disponibilité plus compliquée mais c’est un emploi temporaire donc à plus ou moins court terme le demandeur d'emploi pourra être disponible).

Le conseiller en mobilité cherchera également à savoir par qui le demandeur d'emploi est-il actuellement accompagné afin d’obtenir des informations complémentaires notamment sur la partie administrative et cognitive (ex. si le demandeur d'emploi a une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, pour quel handicap ?, prend-il un traitement ? peut-il y avoir des contre-indications, notamment avec la conduite ?…)

Le conseiller en mobilité demandera également des éléments sur le projet professionnel ou de formation.

Ces différents éléments pourront permettre de pointer la nécessité de vérifier l’aptitude médicale à la conduite, l’indisponibilité temporelle ou le frein dans les apprentissages lié à un handicap mais également de déterminer quel type de mobilité sera nécessaire et en adéquation avec le projet professionnel envisagé (ex. le permis de conduire est exigé pour les métiers dans le secteur du bâtiment ou de l’aide à la personne, pour les métiers avec des horaires décalés…)

• Utilisation des outils numériques de manière autonome

Dans cette partie, le conseiller en mobilité cherchera à savoir si le demandeur d'emploi possède des outils numériques et lesquels (ex. smartphone, tablette, ordinateur…) et à identifier son niveau de maîtrise et d’utilisation de ses différents outils (ex. adresse mail et utilisation, application et utilisation type google maps « piéton », STCLM…).

Ceci permettra d’identifier un frein matériel si le demandeur d'emploi n’est pas assez équipé ou un frein cognitif s’il ne sait pas utiliser de façon optimale les outils.

Ces cinq premières thématiques seront très encadrées par le conseiller en mobilité avec des questions fermées. La dernière thématique permettra au demandeur d'emploi de compléter certaines réponses avec ses propres termes mais également d’aborder certains sujets qui lui semblent importants de préciser à ce stade.

• Divers

Dans cette dernière thématique du bilan socio-professionnel, le conseiller en mobilité utilisera la technique de la question ouverte et laissera le demandeur d'emploi s’exprimer sur son parcours de vie, les difficultés qu’il a pu rencontrer au niveau social, familial, en lien avec les déplacements…

2. Le bilan de compétences mobilité

Le bilan de compétences spécifique à la mobilité du demandeur d'emploi sera détaillé selon les quatre points ci-dessous. Le conseiller en mobilité utilisera essentiellement la technique de questions fermées.

• Sa mobilité actuelle

Dans cette partie, le conseiller en mobilité cherchera à identifier la mobilité actuelle quotidienne du demandeur d'emploi en lui posant des questions sur ses moyens de déplacements actuels ?, la fréquence de ses déplacements ?, la ou les raison(s) de ses déplacements ? , la distance de ses déplacements ?, possède-t-il un abonnement à un mode de transport en commun ?, a-t-il accès à un mode de transport près de son domicile ?, à quelle distance se situe l’arrêt le plus proche de son domicile ?, rencontre-t-il des difficultés dans ses déplacements ?…

Le conseiller en mobilité cherchera également à identifier si le demandeur d'emploi effectue de manière plus occasionnelle d’autres déplacements : à quelle distance de son domicile ? à quelle fréquence ? et quels modes de transport il utilise à cette occasion ?

Toutes ces questions permettront d’identifier si le demandeur d'emploi a une connaissance des différentes solutions de mobilité présentes sur son territoire (département de la Haute-Vienne), alternatives au permis de conduire et à l’utilisation d’une voiture.

• Sa mobilité psychologique

Les questions abordées à ce stade permettront de détecter un frein psychologique en interrogeant le demandeur d'emploi sur son ressenti lorsqu’il se déplace avec les différents modes de transport qu’il utilise ?, sur son ressenti lorsqu’il se déplace dans un lieu qui lui est inconnu ?, sur ses peurs lorsqu’il se déplace en dehors de sa zone de confort et comment il réagit à ses craintes ?, s’il appréhende de réaliser la formation pratique du permis de conduire ?, s’il appréhende de conduire seul après l’obtention de son permis de conduire ?….

• Le financement de sa mobilité actuelle et à venir

En questionnant le demandeur d'emploi sur son budget mensuel en lien avec ses déplacements, le conseiller en mobilité s’assurera qu'il ait bien connaissance des différents dispositifs existants dont il pourrait bénéficier en fonction de ses ressources, notamment d’abonnement V’Lim, STCLM, RDTHV, TER ce qui pourrait lui permettre d’agrandir son périmètre de recherche d’emploi.

Si la formation permis B est envisagée, le conseiller en mobilité s’assurera que le demandeur d'emploi ait bien conscience des différents coûts que cela va engendrer et de l’impact sur son budget mensuel : financement de la formation permis B, frais liés à l’acquisition d’un véhicule, dépenses concernant l’entretien d’un véhicule…

• Les permis, notamment le permis de conduire B

Cette dernière partie du bilan spécifique à la mobilité permettra de déterminer si l’obtention du permis de conduire est un prérequis indispensable à la réalisation du projet professionnel ou de formation envisagé.

Le demandeur d'emploi a déjà débuté cette formation par le passé mais il n’a pas pu la finaliser. Pour quelles raisons ? : freins financier, cognitif, investissement/motivation.

Le demandeur d'emploi a-t-il déjà obtenu son permis de conduire en France ou à l’étranger ? : frein administratif, frein social (santé notamment addictions).

Le demandeur d'emploi pourra-t-il conduire après l’obtention de son permis B ? : frein matériel.

Le demandeur d'emploi connaît-il les alternatives à l’acquisition d’un véhicule ?

Le conseiller en mobilité pourra être amené à ne pas pouvoir proposer d’accompagnement à la mobilité si le demandeur d'emploi ne présente pas les prérequis minimum nécessaires en français (niveau B1 exigé). Toutes les problématiques sociales devront également être résolues en amont (garde d’enfants notamment) pour une disponibilité totale sur l’action mobilité.

B. Accompagnement individuel et/ou collectif

Le conseiller en mobilité insertion accompagne le demandeur d’emploi dans la construction et la mise en œuvre de son parcours.

Il suit et évalue par des entretiens réguliers l’évolution du demandeur d’emploi et lui propose des ajustements si besoin.

Il construit une démarche d’accompagnement collective à la mobilité.

Il articule le parcours mobilité avec les actions prévues dans le cadre du parcours d’insertion général du demandeur d’emploi.

Il rend compte, par mail, de chaque étape au conseiller France Travail référent.

C. Animation d’atelier et formation à la mobilité

Le conseiller en mobilité insertion construit des actions de formation sur le thème de la mobilité et élabore le scénario pédagogique des séances.

Il contribue à l’évaluation des demandeurs d’emploi et du dispositif de formation.

Il utilise des techniques de communication adaptées pour instaurer une relation pédagogique cohérente.

1. Évaluation des savoirs de base

Les demandeurs d'emploi seront invités à venir réaliser une évaluation des savoirs de base : français et mathématiques, en collectif (groupe de 8 personnes).

Le test sera identique pour l’ensemble des demandeurs d'emploi et permettra de relever différentes difficultés : de lecture, d’écriture, de compréhension, d’analyse et de logique qui pourraient être un frein à la mobilité.

Dans ce test, le conseiller en mobilité s’assurera que le demandeur d'emploi ait les capacités à :

• Traiter un document : Identifier le sens d’une image

• Analyser un message : comprendre un texte simple, comprendre un texte plus complexe, utiliser la déduction pour donner la réponse appropriée

• Produire un message : repérer et comprendre une consigne, rédiger un texte simple en suivant la consigne, rédiger un texte en utilisant un vocabulaire varié, argumenter

• Se repérer dans l’espace : se repérer sur un plan de ville, tracer un itinéraire cohérent sur une carte routière, identifier les points cardinaux

• Connaître et utiliser les nombres entiers : comparer et hiérarchiser les nombres, maîtriser les quatre opérations

• Utiliser un tableau à double entrée : repérer les différents éléments du tableau et utiliser la déduction pour répondre aux questions

• Identifier les unités de mesure : convertir en fonction de l’unité de mesure demandée (kilomètre et mètre)

• Géométrie : connaître les figures géométriques

• Logique : compléter une suite logique.

Cette évaluation permettra au conseiller en mobilité de pointer un frein linguistique (avec la nécessité de réaliser une remise à niveau pour une meilleure compréhension de la langue française) et/ou cognitif.

Afin de travailler sur les freins cognitifs et psycho-sociaux qui auraient pu être identifiés lors du bilan approfondi de mobilité, le conseiller en mobilité pourra proposer aux demandeurs d'emploi différentes actions :

2. Accompagnement à la mobilité physique et psychologique, en entretien individuel ou en collectif (maximum 8 personnes) :

- Connaissance de son environnement et découverte de nouveaux milieux (urbain, rural),

- Appropriation des outils d’aide aux déplacements (modes de transport, plans, cartes, applications numériques),

- En pratique : aptitude à se repérer dans l’espace, à maîtriser les schémas d’organisation des villes (planifier et mémoriser un itinéraire, définir des éléments de repères, gérer son temps) et capacité d’organisation, de recherches d’informations, de formulation des demandes de renseignements, de compréhension de la langue, mise en situation de déplacements à pied.

3. Accompagnement à l’utilisation des transports en commun, en entretien individuel ou en collectif (maximum 8 personnes) :

- Connaissance des différents modes de transports existants et de leurs réseaux

- Connaissances des différents dispositifs d’aide aux déplacements (carte de transport…)

- Accompagnement à l’utilisation et aide à la compréhension des « lignes » (plan réseau STCLM, RDTHV, TER)

- Appropriation des applications numériques (installation et utilisation)

- Modalités et importance de l’acquisition de son titre de transport

- Conseils de sécurité autour du transport en commun

- En pratique : mise en situation de déplacements en transports en commun.

4. Orientation vers la vélo-école de l'association Véli-Vélo qui permettra au bénéficiaire d’acquérir un premier niveau de mobilité autonome et durable pour un déplacement en 2 roues non motorisé et de travailler l’équilibre, la trajectoire, l’observation, l’analyse et la coordination ; prérequis nécessaires et indispensables pour une orientation vers la formation AM mention cyclo (scooter) ou mention quadricycle léger à moteur (voiturette) ou formation permis B (voiture).

5. Atelier culture routière, en collectif (maximum 8 personnes) :

Acquérir le vocabulaire nécessaire et indispensable aux déplacements dans l’espace public mais également vérifier la compréhension, la mémorisation, la logique et le temps d’analyse du demandeur d'emploi ; prérequis indispensables à la formation permis B (apprentissage du code de la route).

Afin de travailler sur les freins financiers et matériels, le conseiller en mobilité pourra proposer comme actions :

6. Information quant aux dispositifs financiers existants sur le territoire (entretien individuel),

7. Accompagnement à la mise en place d'un budget prévisionnel, à la mobilisation d’aides financières à la mobilité ou constitution d’un dossier de micro-crédit pour la formation, l’achat ou la location d’un véhicule (entretien individuel),

8. Positionnement au sein des différents services solidaires (location, garage solidaire, covoiturage, taxi solidaire…) en entretien individuel,

9. Accompagnement à l’acquisition et ou l’entretien/réparation d’un véhicule en entretien individuel ou groupe de 8 personnes maximum

Pour les demandeurs d'emploi souhaitant se former à un permis de conduire, le conseiller en mobilité pourra utiliser les services et l'expertise de l'auto-école sociale pour les formations permis AM - quadricycle léger à moteur (voiturette) et permis B.

Des évaluations complémentaires payantes lui seront proposées :

1. Un test sur les connaissances du code de la route

Ce test permettra de mettre les demandeurs d'emploi en situation réelle de passage de l’examen du code de la route en utilisant une série de code de 40 questions sur les différentes thématiques du code de la route :

• la circulation routière,

• le conducteur,

• la route,

• les autres usagers,

• les notions diverses,

• les premiers secours,

• prendre et quitter le véhicule,

• la mécanique et les équipements,

• la sécurité du passager et du véhicule,

• l’environnement.

Cette évaluation permettra au conseiller en mobilité de détecter des freins à l’apprentissage : lecture trop lente, compréhension des questions trop difficiles, difficultés d’analyse, temps de réponse trop lent, difficultés pour répondre à des questions doubles, aucune culture routière française…

2. Une évaluation initiale de conduite

Réalisée de manière individuelle et en situation réelle, dans une voiture avec un enseignant de la conduite et de la sécurité routière.

Cette évaluation permettra de vérifier que le demandeur d'emploi ait les capacités d’apprentissage pour accéder au niveau exigé pour être présenté à l’épreuve du permis de conduire :

• maîtriser le maniement du véhicule dans un trafic faible ou nul,

• appréhender la route et circuler dans des conditions normales,

• circuler dans des conditions difficiles et partager la route avec les autres usagers,

• pratiquer une conduite autonome, sûre et économique.

et de déterminer le volume prévisionnel de formation nécessaire pour atteindre ce niveau.

Au-delà de l’aspect technique de la formation, l’évaluation initiale permettra également de mettre en avant des difficultés de concentration, de logique, de temps de réaction, de prise de décision et/ou d’initiative, d’adaptation, d’autonomie, de mémorisation, de traitement simultané d’informations, de compréhension de notions complexes, de coordination, d’analyse, de prise de conscience du risque.

3. Un test approfondi de conduite réalisé par un enseignant de la conduite et de la sécurité routière qui viendra en complément de l’évaluation initiale pour permettre à l’enseignant de déterminer si la formation permis B sera accessible.

Les démarches à réaliser

Pour les professionnels de l’accompagnement

  • Orienter votre bénéficiaire via le formulaire DORA

Pour les particuliers

  • Non renseigné
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Autres informations

Thématiques et besoins associés

  • Mobilité : Être accompagné dans son parcours mobilité

Type de service

Accompagnement

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